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"America first" : la politique étrangère selon Donald Trump

Trump rebat les cartes de la diplomatie américaine.
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L’unilatéralisme débridé de Donald Trump L’unilatéralisme a été adopté par Trump dès le début de son mandat et était un des points forts de sa campagne. Avec son slogan “America First”, Trump avait dès lors montré son scepticisme quant aux engagements multilatéraux des EUA.
Il souhaitait faire passer les intérêts, la sécurité et le peuple américain avant le commerce, l’immigration et la politique étrangère. S’appuyant également sur le patriotisme, il prend ses décisions en faveur des salariés et des familles américaines et veut rendre le pouvoir au peuple car il considère que les États-Unis ont assez donné. Augmenter les taxes et éradiquer le terrorisme islamiste radical sont également dans ses idéaux. Par-dessus tout, il veut que le progrès des États-Unis écrase le progrès des autres pays. Cette politique pose pourtant problème avec de nombreux autres États pour qui le multilatéralisme est la seule réponse aux nombreux défis mondiaux. Ils dénoncent ainsi l’unilatéralisme, en disant qu’il “conduit toujours vers l’abîme”, et que seules des actions collectives permettent aujourd’hui la paix, comme par exemple au Moyen-Orient. Par conséquent, ces désaccords de méthodes entre les États conduisent à des conflits plutôt nombreux. Cela pose souci par rapport à de nombreux sujets actuels, comme le commerce, mais aussi le réchauffement climatique ou la paix mondiale.
Des actions à la hauteur des dires du président Donald Trump n’y est pas allé de main morte avec les États-Unis et sa politique de redressement. Ses actions ont été multiples, et contradictoires. En effet, à la fois réfléchies et irréfléchies, sensées et insensées, bénéfiques et dangereuses pour les États-Unis et le monde entier, elles ont été lourdes de conséquences et largement contestées. Donald Trump souhaitait premièrement défendre son pays, à la fois contre ceux qui volent les entreprises, l’emploi et la production de produits. Il voulait ainsi ressusciter les frontières, et a commencé la construction du mur du Mexique. Il avait comme idée de créer de nouvelles alliances, et de renforcer les anciennes, ce qui au final était illogique et absurde de par sa volonté d’isoler le pays et d’avancer seul. On peut toutefois dire que Donald Trump a développé l’agriculture du pays, a permis un redressement économique et de nombreux bénéfices financiers, ce qui n’a fait que renforcer les convictions de ses électeurs. De nombreuses actions négatives peuvent cependant être citées : il a manqué de respect à d’autres pays, a insulté ses voisins ainsi que les alliés des Etats-Unis. Il s’est également retiré de nombreux accords internationaux, comme l’accord de Paris sur le climat en juin 2017, ou alors en juin 2018, le retrait du conseil des droits de l’Homme et plus récemment son retrait de l'OMS. En parallèle à cela, il s’est moqué des institutions multinationales, les a dénigrées, et a dépouillé le Ministère des Affaires Étrangères.
Une politique non sans lourdes conséquences Cette attitude unilatérale que D. Trump a toujours adoptée, a cependant eu de nombreuses conséquences. En instaurant l'isolationnisme, il a fortement réduit le poids des EUA dans la communauté internationale. En vantant le chacun pour soi et en se retirant de nombreux traités-clés, tout en dénigrant la coalition internationale, Trump a totalement isolé les EUA sur différents plans comme le commerce, le changement climatique ou encore la paix au Moyen-Orient. Il a également renforcé le poids des dictateurs par ses agissements. Entre la rencontre avec Kim-Jong-Un en juin 2018 ou encore plus récemment l’attaque du Capitole, le 6 janvier 2020, Trump a dévoilé une hostilité aux fondements de la démocratie alors qu’il était censé en défendre les valeurs. Donald Trump a donc fait basculer les EUA vers un régime plus autoritaire et populiste. Tout au long de son mandat, il a, au fur et à mesure, déçu la population américaine par des promesses non ou mal réalisées comme par exemple la lutte contre le terrorisme islamiste radical, mais il s’est aussi attiré la haine de certains pays comme le Mexique, avec la construction du mur à ses frais. Toutes ces décisions prises rapidement, sans réflexion apparente et aux allures de caprices aux yeux des autres pays, ont fortement contribué à la décrédibilisation des EUA, qui avant, était considérée comme la superpuissance qu’il fallait écouter et suivre.
Cloé, Justine
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