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Lycée Saint-Joseph, Mauges-sur-Loire, le 20/05/2026.
De l’unilatéralisme au multilatéralisme : la politique d’Obama
Le 20 janvier 2009, Barack Obama devient le 44e président des États-Unis, avec pour ambition de restaurer l'image d'une Amérique fragilisée par huit années de présidence Bush.
Élu une première fois le 4 novembre 2008, puis réélu le 6 novembre 2012, Barack Obama arrive au pouvoir dans un contexte particulièrement difficile. La crise financière des subprimes fragilise l'économie américaine, tandis que le pays est encore engagé dans des conflits coûteux en Irak et en Afghanistan, hérités du mandat de George W. Bush. Face à ce contexte, Obama choisit une démarche fondée sur le multilatéralisme, c'est-à-dire une coopération entre plusieurs États pour résoudre les problèmes internationaux.
L’utilisation du
“smart power” Cependant, la politique étrangère d'Obama n'est pas exclusivement multilatérale. En réalité, elle repose sur trois approches complémentaires : l'unilatéralisme dans les situations jugées vitales pour les intérêts américains, le bilatéralisme sélectif avec certains partenaires stratégiques, et enfin un multilatéralisme de coopération dans les grands dossiers internationaux.
Tentative d’un retour
à la paix Cette doctrine est résumée par Hillary Clinton, nommée secrétaire d'État en 2009, qui définit le "smart power" en ces termes : "Nous devons utiliser ce qu'on appelle la puissance intelligente", soit recourir en priorité à la diplomatie, tout en conservant la force militaire comme ultime recours. Grâce à cette approche, Obama parvient à maintenir le leadership mondial des États-Unis sans s'engager dans de nouveaux conflits ouverts.
Plusieurs décisions illustrent concrètement cette politique. En 2011, Obama retire les troupes américaines d'Irak, mettant fin à une guerre héritée de son prédécesseur. En 2015, trois avancées diplomatiques majeures se succèdent : la signature de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA), la réouverture d'une ambassade américaine à Cuba après plus de cinquante ans de rupture, et enfin l'engagement des États-Unis dans l'Accord de Paris sur le climat en décembre, réaffirmant leur rôle dans la gouvernance mondiale.
Lila, Nolah et Zoé
L’utilisation du
“smart power” Cependant, la politique étrangère d'Obama n'est pas exclusivement multilatérale. En réalité, elle repose sur trois approches complémentaires : l'unilatéralisme dans les situations jugées vitales pour les intérêts américains, le bilatéralisme sélectif avec certains partenaires stratégiques, et enfin un multilatéralisme de coopération dans les grands dossiers internationaux.
Tentative d’un retour
à la paix Cette doctrine est résumée par Hillary Clinton, nommée secrétaire d'État en 2009, qui définit le "smart power" en ces termes : "Nous devons utiliser ce qu'on appelle la puissance intelligente", soit recourir en priorité à la diplomatie, tout en conservant la force militaire comme ultime recours. Grâce à cette approche, Obama parvient à maintenir le leadership mondial des États-Unis sans s'engager dans de nouveaux conflits ouverts.
Plusieurs décisions illustrent concrètement cette politique. En 2011, Obama retire les troupes américaines d'Irak, mettant fin à une guerre héritée de son prédécesseur. En 2015, trois avancées diplomatiques majeures se succèdent : la signature de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA), la réouverture d'une ambassade américaine à Cuba après plus de cinquante ans de rupture, et enfin l'engagement des États-Unis dans l'Accord de Paris sur le climat en décembre, réaffirmant leur rôle dans la gouvernance mondiale.
Lila, Nolah et Zoé

