Le vivre ensemble intergénérationnel

Aujourd'hui, le logement, la précarité étudiante et la solitude des seniors sont des problèmes latents de la société. Voici une alternative pour tenter de les résoudre.
Vivre ensemble (Crédit photo : M. Etzel)
La cohabitation intergénérationnelle : créer du lien et du partage La cohabitation intergénérationnelle consiste pour un(e) senior à héberger un(e) jeune qui donne en échange du temps et sécurise par sa présence. L'étudiant dispose alors de sa propre chambre en payant des frais de participation peu élevés (de 30 à 250 euros par mois). Cela répond au problème de précarité étudiante mais, cela reste avant tout une riche expérience de vivre ensemble. La plupart des repas sont partagés et il y a un véritable dialogue et échange de compétences. L'étudiant rend des services et fait des activités avec son hébergeur pour apporter une présence bienveillante. Le but est aussi de remédier à la raréfaction du contact entre les générations. C'est donc un échange se basant sur la solidarité, le respect et le savoir-vivre. Cette situation est réglementée par la loi Elan du 24/11/2018 qui donne un cadre juridique à la cohabitation intergénérationnelle solidaire.
Les associations pour les Pays de la Loire La mise en relation d'un propriétaire de plus de 60 ans et d'un jeune de moins de 30 ans se fait généralement par le bais d'une association qui cherche un binôme compatible en examinant les dossiers des candidats. Passer par une association permet d’avoir un référent pour être conseillé et écouté. Aujourd'hui la demande est plus importante que l'offre. Les deux associations en Pays de Loire sont « Nantes'Renoue » pour Nantes et « Le temps pour toiT » pour Angers, Saint Nazaire et Nantes. Nantes’Renoue est adhérent du réseau Cohabilis mettant en avant la cohabitation pour optimiser les grands logements. Le « le temps pour toiT » agit de la même manière et cherche à promouvoir « une société inclusive où chacun à sa place ».
Un contexte actuel favorable Ce système exige de l'étudiant de passer la majorité des nuits dans sa chambre d'habitation, cela pouvait sembler contraignant mais le semble cependant moins aujourd'hui. En moyenne, les étudiants privilégient de moins en moins les sorties et se focalisent sur des activités à l'intérieur. Ainsi la génération Z (personnes nées entre 1997 et 2010 correspondant actuellement aux 13-26 ans) fréquentent de moins en moins les boîtes de nuit. Le problème de la précarité étudiante favorise également l'extinction d'activités non alimentaires. On parle de « génération indoor » pour désigner la tendance des jeunes à privilégier l'intérieur plutôt que l'extérieur. Ce déclin de la fête et cette envie de rester chez soi semblent indiquer que les cohabitations intergénérationnelles seront sûrement de plus en plus prisées.
Mattéo Etzel
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