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Trois présidents, trois visions opposées

Des événements internationaux à l'épreuve de la politique extérieure américaine.
B. Obama recevant le prix Nobel de la paix à Oslo en 2009 (Crédit photo : The White House)
Au sortir de la guerre froide, le véritable élément déclencheur du multilatéralisme est la guerre du Golfe. Ce conflit s’est déclenché lorsqu’en 1990, l’Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït. Afin de protéger l’intégrité de ce petit émirat, l’ONU envoie une coalition de 500 000 hommes. La phrase emblématique de George Bush père « Les Etats-Unis et le monde doivent défendre leurs intérêts communs vitaux. Et ils le feront » illustre bien cette nouvelle politique étrangère américaine basée sur la recherche de la coopération d’un maximum d’autres pays qu’ils traitent comme des partenaires.
Bush et le tournant
du 11 septembre 2001
Mais en 2003, encore meurtris par les attaques du réseau djihadiste Al-Qaïda sur les tours jumelles du World Trade Center en 2001, et soupçonnant le régime irakien de soutien au terrorisme islamiste, les États-Unis lancent une alliance et la guerre d’Irak éclate. Ce conflit sonne comme une vengeance à l’encontre de l’Irak et d’Al-Qaida, un « axe du mal qui menace la paix dans le monde » dixit George W. Bush. Les États-Unis agissent comme leader d'une coalition hors-ONU, et dans une politique unilatérale, c’est-à-dire sans chercher directement d’accord entre pays ni d’aide extérieure.
Obama, un leader
pour la paix
En 2008, Barack Obama devient le premier président noir américain. Il apporte une nouvelle idée de la géopolitique, qui « doit être basée sur le smart power », selon Hillary Clinton, alors secrétaire d’Etat pour la politique étrangère. La diplomatie, ainsi que la paix, sont donc de mise, tout en conservant un certain pragmatisme. L’assassinat de Ben Laden, chef d’Al-Qaida, achève le désir de vengeance américain, presque dix ans après les attentats. Par la suite, le multilatéralisme s’impose, entre la réouverture historique de l’ambassade à Cuba, et la signature de nombreux accords qui ont mis les États-Unis en leadership diplomatique.
Trump
ou le renversement total
En 2016, à la surprise générale, Donald Trump est élu président face à Hillary Clinton. C’est alors le début d’une destruction totale de ce qui fut établi par Obama (retrait de l’accord de Paris sur le climat, de celui de Vienne sur le nucléaire iranien, du conseil des droits de l’homme et de l’Unesco). En effet, au fil du temps, Trump, s’isole de plus en plus au niveau du commerce, du changement climatique ou de la paix au Moyen-Orient, renforce le patriotisme économique, et entretient des rapports ambigus avec des régimes dictatoriaux comme la Corée du Nord. Le slogan de Trump, « America First », exprime la volonté de conserver la première place en agissant de façon ouvertement unilatérale.
On remarque finalement que les États-Unis ont alterné multilatéralisme et unilatéralisme pour protéger leurs intérêts qui ont changé au cours du temps, des mandats et des événements passés.
Sylvain Jolivet
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