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Lycée Charles-François Lebrun, Coutances, le 11/06/2026.

150 lycéens de la Manche à la découverte du cinéma documentaire de création

Une journée de projections et de débats pour interroger la manière dont le cinéma documentaire représente, transforme ou réinvente le réel.
Le groupe en salle de projection (Crédit photo : Ronan Descottes)
Ronan Descottes
Le groupe en salle de projection
Dans le cadre de l’enseignement de spécialité arts plastiques, 150 élèves suivant l’enseignement de spécialité arts plastiques en première et terminale se sont retrouvés le lundi 23 mars 2026 pour une journée de projection et d’analyses de films documentaires de création au cinéma de Villedieu. Le thème en lien avec les programmes était « Documenter ou augmenter le réel ». Cette action regroupait les élèves des Lycées Littré d’Avranches, Millet de Cherbourg, Cornat de Valognes et Lebrun de Coutances.

La programmation a été conçue en collaboration entre Benjamin Serero, les enseignants et le cinéma de Villedieu. Quelques élèves ont préparé des interventions permettant de questionner cette forme cinématographique et le rapport au programme d’arts plastiques. Cela a permis des débats pertinents, sensibles et très enrichissants sur les thèmes abordés comme sur les formes plastiques, artistiques et cinématographiques employées. La représentation du réel à travers sa mise en scène a été au cœur de ces questionnements.
Pour notre lycée, Lokoma Capdeville et Charlotte Malenfant ont pris la parole pour proposer l’analyse du film Ne croyez surtout pas que je hurle (2018) de Franck Beauvais.Cette œuvre relève du cinéma expérimental, pratique artistique relevant à la fois des Arts plastiques et du cinéma d‘art et d’essai. Ici, c’est la technique du found footage (montage d’images récupérées et trouvées à partir de 400 films, Franck Beauvais parle de « Cinéfolie ») qui est utilisée. Cette technique est souvent exploitée pour questionner la mémoire, la subjectivité et la reconstruction du réel. Le cinéma devient un matériau associé au texte. On peut repérer 3 types de rapport texte/image : le rapport de redondance quand l‘image montre ce que le texte dit ; le rapport de disjonction quand l‘image s’écarte de ce que le texte dit, ce qui amène le spectateur à une certaine confusion ; le rapport de collaboration quand l‘image complète ce que le texte dit, ce qui amène le spectateur à interpréter pour construire du sens.

La séance a été modérée par Benjamin Serero, réalisateur et producteur. Formé à La Fémis, il a d’abord travaillé en tant qu’assistant sur des longs métrages notamment avec Mariana Otero et Nicolas Philibert. Depuis 2002, il produit et réalise des courts-métrages de fiction et des documentaires.
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