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Lycée Charles-François Lebrun, Coutances, le 11/06/2026.

Transparence, contrôle et moralisation de la vie publique

La transparence, l’encadrement de la vie politique et le contrôle de l’influence médiatique suffisent-ils à garantir la confiance des citoyens dans une démocratie moderne ?
Photo d'un responsable politique face aux journalistes et aux caméras (faux responsable : aucune prise de parti) (Crédit photo : Pexels - Werner Pfennig)
Pexels - Werner Pfennig
Photo d'un responsable politique face aux journalistes et aux caméras (faux responsable : aucune prise de parti)
La fabrication des personnalités politiques De nos jours lorsqu’on vote pour un parti politique, on vote avant tout pour un visage. Les politiques devraient incarner les valeurs qu’ils défendent pour s'accorder avec nos institutions. De ce fait, développer des stratégies de représentation uniquement des valeurs qu’ils véhiculent.
Cependant, la tentation d’exister en tant qu’individu parfois à l’écart des institutions, voire contre elles, en bouscule les normes d’exemplarité et de loyauté.
En effet se faire voir, c’est attirer la visibilité sur son parti et donc potentiellement attirer les votes. C’est pourquoi les personnalités politiques se médiatisent par la presse, la télévision et désormais les réseaux sociaux. Bien que sur la forme, le ton est respectueux, comme dans les assemblées, des fonctions institutionnelles des politiques invités sur les plateaux télé, le fond des questions est plus basé sur « l’individu » que sur les politiques publiques mises en œuvre et l’accomplissement d’exemplarité et de loyauté.
Cette évolution montre qu'on s'éloigne de plus en plus de la politique traditionnelle. Les politiques doivent maintenant jouer le jeu des médias pour exister et se faire entendre. La télé dans les années 2000, puis les réseaux sociaux , ont vraiment tout changé dans la façon de faire de la politique.
Les électeurs deviennent complices de la personnification du parti et acceptent que le vote se fasse désormais davantage sur l’image, incarnée par son représentant, que sur le parti.
On voit donc apparaître ce qu'on appelle la "péopolisation" de la politique, où la personne du politique compte parfois plus que sa fonction. Les politiques essaient de se rapprocher des citoyens en montrant des choses plus personnelles, des aspects de leur vie privée ou de qui ils sont vraiment.
Cette personnification implique que l’individu qui représente médiatiquement le parti doit livrer ou cacher, dans l’intérêt du parti, tous les aspects de sa vie privée comme sa religion, son orientation sexuelle, sa famille ou ses loisirs. La compétition politique s’apparente à une course à l’exemplarité.
C'est un parti audacieux, l'idée c'est de transformer une visibilité médiatique en quelque chose de politiquement utile. Mais cela va trop loin, cela peut se retourner contre eux, quand les gens s'intéressent plus à leur vie privée qu'à ce qu'ils font vraiment.
Aujourd’hui, la proximité sociale ou même géographique renforce le lien entre politique et ses partisans. On décide désormais en politique en s’écartant des normes institutionnelles, davantage qu’en débattant avec ses alliés et non plus seulement contre ses adversaires. Néanmoins cette médiatisation permet de faire monter en visibilité et popularité des personnalités politiques pouvant exister à l’écart des grands partis.
Le financement public des partis politiques L’argent des partis politiques est très peu surveillé même avec les efforts des autorités, comme avec la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique. Toutes les lois tentent de renforcer les obligations comptables des partis politiques mais en vain.
En France, de très nombreux micro-partis existent. La CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) en compte désormais plus de 400 dont la plupart ne participent même pas aux élections politiques nationales.
Et ça c’est parce que, d’après les articles 8-9 et 9-1 de la loi 88-227 du 11 mars 1988, une personne est bénéficiaire de l’État au titre du financement des partis politiques et est volontairement soumise aux règles fixées par les articles 11 à 11-7 de la même loi qui sont essentiellement d’ordre comptable.
Le contrôle extrêmement sévère des partis “réels” a créé ces micro-partis et, à cause de ce phénomène, ils sont multiples et non liés aux seules règles de financement mais ont des intérêts fiscaux, donc une très grande facilité de création d’un parti.
La transparence, devenue une exigence démocratique ? Les citoyens veulent aujourd’hui que les politiques soient plus transparents. Ils veulent savoir ce qu’ils gagnent, ce qu’ils possèdent, s’ils ont des conflits d’intérêts, pour pouvoir leur faire confiance.
La transparence est souvent présentée comme un idéal démocratique, quelque chose qui permettrait aux citoyens de mieux surveiller ceux qui gouvernent et d’éviter les abus.
Mais cette transparence a aussi ses limites. À force de montrer leur vie privée, certains politiques donnent une impression de faux semblant et d'artificiel. Les gens ont alors du mal à savoir si c'est vraiment authentique ou juste une stratégie de communication.
Le rôle des médias, dans la vie politique Aujourd’hui les médias ont une place très importante dans la politique. La télé, la presse et les réseaux sociaux, influencent ce que les gens pensent et participent à construire l’image des politiques. Les réseaux sociaux permettent aussi aux politiques de communiquer directement avec les citoyens, sans passer par les journalistes. Les politiques s’appuient de plus en plus sur des choses extérieures à la politique, comme leur image ou leur popularité, pour avoir plus d’influence. Des hommes politiques comme Jean‑Luc Mélenchon ou Jordan Bardella utilisent beaucoup ces plateformes (telles que TikTok) pour toucher un public plus large et plus jeune.
Ainsi, cette médiatisation transforme parfois la politique en quelque chose qui ressemble plus à du divertissement qu’à du journalisme.
Prune M.
Matilda Rose P.
Candice E.D.
Pierre B.
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