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Lycée Notre Dame de la Providence, Avranches, le 31/03/2026.

Les élections intéressent-elles les jeunes ?

Portrait de la jeunesse via un sondage au Lycée NDLP d'Avranches.
Deux étudiants de BTS devant l'Hôtel de Ville d'Avranches, carte électorale en main, illustrant leur engagement citoyen. (Crédit photo : Lycée NDLP - Avranches)
Lycée NDLP - Avranches
Deux étudiants de BTS devant l'Hôtel de Ville d'Avranches, carte électorale en main, illustrant leur engagement citoyen.
Municipales : le grand défi du vote étudiant À travers un sondage précis auquel ont répondu 38 étudiants de BTS du lycée Notre-Dame de la Providence d'Avranches, un portrait nuancé de leur rapport aux urnes se dessine. Si le civisme national reste fort, la mairie semble être la grande oubliée de l’engagement politique chez ces jeunes citoyens.
L’abstention : le sentiment d’être « de passage » Le chiffre est marquant : alors que la présidentielle de 2027 fait l’unanimité, plus d’un quart (26,3 %) des sondés ne voteront pas aux municipales.
Pourquoi ce désamour ? La mobilité est le frein majeur. « Je n'habite pas ici » ou « Je ne suis là que pour mes études » sont les raisons principales.
Ce manque d'ancrage territorial transforme l'élection locale en un scrutin lointain. À cela s'ajoute un déficit d'incarnation : 15 % ne connaissent pas les candidats ou l'impact du conseil municipal sur leur quotidien.
Décision de vote : une génération ultra-indépendante L'image du jeune influencé par le vote familial appartient au passé : 90 % des répondants affirment décider par eux-mêmes. Pour s'informer, ils délaissent les canaux officiels pour un mix entre entourage et réseaux sociaux (65,7 %). La presse locale (54,3 %) résiste bien, prouvant le besoin de sources structurées pour comprendre les enjeux du territoire. Une méconnaissance qui coûte cher aux urnes Le sondage pointe un paradoxe : si 92 % maîtrisent les outils du vote (papiers, procuration), ils butent sur le "pourquoi". Seul un étudiant sur deux connaît précisément le rôle du maire. Cette zone d'ombre technique nourrit l'abstention : ne pas comprendre la fonction de l'élu, c'est ne pas percevoir l'utilité de glisser un bulletin dans l'urne.
Quel levier pour demain ? Pour réconcilier ces jeunes avec la mairie, l'enjeu est pédagogique. Si 97 % se sentent concernés par l'Élysée, le défi des futurs candidats sera de prouver que les décisions prises à l'Hôtel de Ville ont tout autant de poids sur leur vie étudiante. En rendant les enjeux communaux plus concrets et accessibles, la politique de proximité pourrait enfin regagner ses lettres de noblesse auprès de cette nouvelle génération de citoyens.
Mathys YSSOUFI
et Hugo LECROQ
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