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Lycée Douanier Rousseau, Laval, le 04/02/2026.
Santé mentale des jeunes : les algorithmes pointés du doigt
Sur Instagram ou TikTok, on pense choisir nos contenus. Ce sont les algorithmes qui nous choisissent. Jusqu’où influencent-ils notre
santé mentale ?
Les algorithmes observent tous nos faits et gestes numériques : ce qu’on regarde longtemps, ce qu’on passe vite, les posts qu’on aime, qu'on partage, etc. Des calculs permettent ensuite de nous proposer les contenus les plus susceptibles de nous intéresser.
Une économie de l'attention Les contenus de nos réseaux sont donc personnalisés. Les notifications reçues, les vidéos proposées, répondent à nos attentes, elles sont conçues pour stimuler notre cerveau et provoquer de petites doses de plaisir à chaque interaction. Cela nous pousse à rester connectés toujours plus longtemps. On perd toute notion du temps lorsque l’on est sur les réseaux. L’objectif pour le réseau social est simple : plus on reste, plus il engrange de données nous concernant, et plus il peut diffuser de publicités ou revendre nos données, et donc, générer des revenus.
Un intérêt pour l'utilisateur En analysant ce que nous aimons, l’algorithme nous propose ainsi des contenus qui correspondent vraiment à nos centres d’intérêt. Par exemple, sur une plateforme comme YouTube ou TikTok, cela permet de découvrir des vidéos proches de ce que l’on aime, plutôt que de passer du temps à chercher soi-même. De la même manière, les moteurs de recherche comme Google utilisent des algorithmes pour afficher les résultats les plus utiles et adaptés à notre recherche, ce qui fait gagner du temps et rend la navigation plus efficace. En résumé, les algorithmes performants sont indispensables à l’expérience de l’utilisateur. Si ses algorithmes ne sont pas performants, les usagers se détournent du moteur ou du réseau. Les effets négatifs des algorithmes Mais bien qu’utiles, les algorithmes ont aussi des effets délétères. D’abord, ils renforcent les bulles d’information : ils ne montrent que des contenus proches de nos goûts ou opinions, sans jamais nous contredire, ce qui limite notre vision du monde et peut renforcer nos préjugés. Ensuite, ils nous surchargent d’informations, en multipliant les notifications et recommandations. Cela épuise mentalement et rend difficile la concentration. Ils augmentent aussi la pression sociale : il faut toujours se tenir au courant de l'actualité, on a toujours peur de "rater quelque chose". Cette exposition continue peut générer de l’anxiété. Enfin, ces incitations à rester toujours connectés favorisent l’addiction aux écrans au détriment du sommeil ou des activités réelles. Finalement, ces mécanismes peuvent créer un cercle vicieux de stress, de fatigue et d'isolement, surtout chez les jeunes les plus exposés aux écrans.
Comment s'en protéger ? Du fait de nos activités numériques, nous sommes tous aujourd'hui entourés d'algorithmes. Il faut en comprendre les mécanismes afin de préserver sa santé mentale. Cela est possible grâce aux paramétrages des réseaux sociaux, à la réduction du temps d’écran, ou à la désactivation des notifications. Pour les plus jeunes, il est important que les parents gardent le contrôle sur leurs usages des réseaux.
M. GEHARD, J. FOURNIER,
A. FERRE, F. GUERINEAU
Une économie de l'attention Les contenus de nos réseaux sont donc personnalisés. Les notifications reçues, les vidéos proposées, répondent à nos attentes, elles sont conçues pour stimuler notre cerveau et provoquer de petites doses de plaisir à chaque interaction. Cela nous pousse à rester connectés toujours plus longtemps. On perd toute notion du temps lorsque l’on est sur les réseaux. L’objectif pour le réseau social est simple : plus on reste, plus il engrange de données nous concernant, et plus il peut diffuser de publicités ou revendre nos données, et donc, générer des revenus.
Un intérêt pour l'utilisateur En analysant ce que nous aimons, l’algorithme nous propose ainsi des contenus qui correspondent vraiment à nos centres d’intérêt. Par exemple, sur une plateforme comme YouTube ou TikTok, cela permet de découvrir des vidéos proches de ce que l’on aime, plutôt que de passer du temps à chercher soi-même. De la même manière, les moteurs de recherche comme Google utilisent des algorithmes pour afficher les résultats les plus utiles et adaptés à notre recherche, ce qui fait gagner du temps et rend la navigation plus efficace. En résumé, les algorithmes performants sont indispensables à l’expérience de l’utilisateur. Si ses algorithmes ne sont pas performants, les usagers se détournent du moteur ou du réseau. Les effets négatifs des algorithmes Mais bien qu’utiles, les algorithmes ont aussi des effets délétères. D’abord, ils renforcent les bulles d’information : ils ne montrent que des contenus proches de nos goûts ou opinions, sans jamais nous contredire, ce qui limite notre vision du monde et peut renforcer nos préjugés. Ensuite, ils nous surchargent d’informations, en multipliant les notifications et recommandations. Cela épuise mentalement et rend difficile la concentration. Ils augmentent aussi la pression sociale : il faut toujours se tenir au courant de l'actualité, on a toujours peur de "rater quelque chose". Cette exposition continue peut générer de l’anxiété. Enfin, ces incitations à rester toujours connectés favorisent l’addiction aux écrans au détriment du sommeil ou des activités réelles. Finalement, ces mécanismes peuvent créer un cercle vicieux de stress, de fatigue et d'isolement, surtout chez les jeunes les plus exposés aux écrans.
Comment s'en protéger ? Du fait de nos activités numériques, nous sommes tous aujourd'hui entourés d'algorithmes. Il faut en comprendre les mécanismes afin de préserver sa santé mentale. Cela est possible grâce aux paramétrages des réseaux sociaux, à la réduction du temps d’écran, ou à la désactivation des notifications. Pour les plus jeunes, il est important que les parents gardent le contrôle sur leurs usages des réseaux.
M. GEHARD, J. FOURNIER,
A. FERRE, F. GUERINEAU

