Journal des Lycées > L'actualité des lycées > Morbihan > Lycée Saint-François-Xavier > Les articles > De joueur à entraîneur : le parcours de Pascal Dupuis
Lycée Saint-François-Xavier, Vannes, le 06/01/2026.

De joueur à entraîneur : le parcours de Pascal Dupuis

Pascal Dupuis a joué pendant 16 ans au plus haut niveau. Il a remporté à deux reprises le championnat de NHL (National Hockey League).
Pascal Dupuis (Crédit photo : Margaux Miché)
Margaux Miché
Pascal Dupuis
Vous avez remporté deux fois la NHL, qu’est-ce que cela représente pour vous ? Dans le sport, gagner le championnat est l’accomplissement ultime. Après avoir travaillé toute la saison pour remporter le dernier match de l’année, on sait que souvent ça vient avec un trophée. Et puis gagner les play-offs, en tant que joueur, c’est une vraie victoire.
Avez-vous rencontré des difficultés ou connu des moments de doutes avant d’arriver à ce dernier match ? Il y a toujours des hauts et des bas, c’est certain, mais c’est la résilience qui fait que les grands clubs seront, par la suite, capables de gagner. Les bas font partie du sport. L'équipe qui sera capable de les remonter gagne à la fin.
Est-ce que le fait d’avoir été confronté à des moments de faiblesse a pu changer votre vision des choses et votre façon d’être ? Les moments de doutes te construisent comme être humain et comme équipe. Tous les grands joueurs sont passés par là et c’est une phase nécessaire pour être capable de gagner et de se construire en tant que joueur. Si un sportif ne connaît pas de bas, il n'aura pas la hargne nécessaire pour gagner.
Vous êtes aujourd’hui entraîneur adjoint et actionnaire des Cataractes de Shawinigan, pourquoi avoir fait ce choix ? J’ai joué mon hockey junior à Shawinigan et j'y ai rencontré ma femme, donc la Mauricie et Shawinigan sont des lieux vraiment importants pour moi. À la fin de mon parcours en NHL, je suis revenu pour m'impliquer avec les Cataractes, ce qui paraissait être une évidence pour moi.
Avez-vous d’autres projets en dehors de Shawinigan ? Pour l’instant je reste aux Cataractes. Je sais que j’aime le hockey et je veux rester dans ce sport. Je ne ferme pas la porte à un retour dans la NHL dans un rôle administratif, de développement ou même d’entraîneur.
En Europe, et surtout en France, le hockey est peu développé, il s’agit d’un sport peu connu. Comment pour vous pourrait-on changer cela ? Le hockey est sûrement peu développé en France parce que le football prend beaucoup de place dans vos quotidiens. Mais les deux sports se jouent un peu de la même façon, ce sont des matchs d’équipe avec beaucoup de “passe et va ” et d’intensité.
Il y a eu des joueurs de très bonne qualité provenant de la France, passés en NHL, comme Cristobal Huet qui était un très bon gardien ou encore Antoine Roussel et Alexandre Texier. Ils sont capables de partager leurs connaissances. Si ces joueurs sont capables d’atteindre ce niveau, c’est que d’autres en face sont aussi capables de réussir.
Pour vous, en tant qu’ancien joueur et aujourd’hui entraîneur, le fait d’entraîner en France ou en Europe pourrait être un projet intéressant pour vous ? C’est sûr que les anciens joueurs sont capables de partager leurs connaissances. Mais je ne pense pas que tous les anciens sont capables de s’expatrier comme ça. Cependant, les joueurs européens qui sont “revenus à la maison” peuvent le faire et leur implication peut vraiment aider le hockey en Europe.
Thibault Miché
: 0
Connexion à la salle de rédaction numérique (SRN)
Se connecter

N'utilisez pas cette fonctionnalité si vous utilisez des postes partagés

 
Mot de passe oublié