Journal des Lycées > L'actualité des lycées
> Morbihan > Lycée Saint-François-Xavier > Les articles > Elu sur une île, difficultés et enjeux
Lycée Saint-François-Xavier, Vannes, le 03/04/2026.
Elu sur une île, difficultés et enjeux
Avant les élections municipales, le maire d'Hoëdic Jean-Luc Chiffoleau, nous a fait part de son quotidien de maire insulaire.
Âgé de 78 ans, Jean-Luc Chiffoleau s'est présenté pour son troisième mandat en tant que maire de l'île, une commune de 104 habitants comprenant trois commerces, qui est la plus petite du Morbihan. Cependant, ce lieu est peuplé de plus de 2400 habitants au pic de la saison, avec une augmentation du nombre de commerces, passant de trois à neuf.
Oui, je me représente « Oui, je me représente » déclare le maire. Seul à se représenter à la tête d'une liste sur son île, il l'a indiqué dans sa profession de foi, il se représente en attente de trouver un successeur. Mais il le fait avec envie, déplorant toutefois que « ce ne soit pas très démocratique », d'autant qu'il pense à une possible abstention d'une partie de la population. Espérant par la suite qu'il y aura au moins deux listes à se présenter dans le futur.
La volonté comme moteur « Pour être maire, il faut avoir de l'empathie, du contact, et savoir allier politique et volonté des habitants » déclare Jean-Luc Chiffoleau. Néanmoins, faire deux mandats de suite a développé un défaut chez le maire : « Prendre des décisions seules, faire cavalier seul sans prendre en compte ses citoyens ». Conscient de ce problème, il essaye de le pallier du mieux qu'il peut.
Une île engagée « L'île, comme toutes les communes, est touchée par le réchauffement climatique, mais Hoëdic est plus touché que les autres communes. Depuis que je suis maire, le trait de côte a reculé de plus de vingt mètres et chaque tempête dégrade durement l'île. Nous n'avons pas encore eu d'hiver ». L'île a eu l'idée de nombreuses initiatives en la matière. Un relevé du trait de côte régulier qui permet de se rendre compte de la réalité.
Un souvenir marquant « L'épisode du Covid fut marquant. Nous avons pu mettre en œuvre une solidarité jamais réalisée et testée avant. Nous étions coupés du monde avec un bateau par semaine qui nous ravitaillait. Nous avons dû nous organiser différemment, dans un autre climat. » se souvient Jean-Luc Chiffoleau.
L'avenir en tête Fort de son expérience, le candidat à sa succession se montrait pessimiste pour l'avenir de l'île. En effet, elle est confrontée à de nombreuses difficultés, dont le « remplacement des habitats permanents par des résidences secondaires. Ceci avec la globalisation menace durement la pérennité de l'île. Je crains que nous puissions finir sous la tutelle d'une grande commune dans l'avenir. Nous serons confrontés aussi à un possible trop plein de touristes et à une accélération du réchauffement climatique. Et les côtes reculeront encore probablement. »
Le résultat encourageant Malgré la seule liste, 72,97 % des citoyens de l'île ont voté, enregistrant peu d'abstention. Le taux de participation moyen dans le Morbihan est de 72.7 %. Ce qui est encourageant pour la suite.
Arthur Besnier
Oui, je me représente « Oui, je me représente » déclare le maire. Seul à se représenter à la tête d'une liste sur son île, il l'a indiqué dans sa profession de foi, il se représente en attente de trouver un successeur. Mais il le fait avec envie, déplorant toutefois que « ce ne soit pas très démocratique », d'autant qu'il pense à une possible abstention d'une partie de la population. Espérant par la suite qu'il y aura au moins deux listes à se présenter dans le futur.
La volonté comme moteur « Pour être maire, il faut avoir de l'empathie, du contact, et savoir allier politique et volonté des habitants » déclare Jean-Luc Chiffoleau. Néanmoins, faire deux mandats de suite a développé un défaut chez le maire : « Prendre des décisions seules, faire cavalier seul sans prendre en compte ses citoyens ». Conscient de ce problème, il essaye de le pallier du mieux qu'il peut.
Une île engagée « L'île, comme toutes les communes, est touchée par le réchauffement climatique, mais Hoëdic est plus touché que les autres communes. Depuis que je suis maire, le trait de côte a reculé de plus de vingt mètres et chaque tempête dégrade durement l'île. Nous n'avons pas encore eu d'hiver ». L'île a eu l'idée de nombreuses initiatives en la matière. Un relevé du trait de côte régulier qui permet de se rendre compte de la réalité.
Un souvenir marquant « L'épisode du Covid fut marquant. Nous avons pu mettre en œuvre une solidarité jamais réalisée et testée avant. Nous étions coupés du monde avec un bateau par semaine qui nous ravitaillait. Nous avons dû nous organiser différemment, dans un autre climat. » se souvient Jean-Luc Chiffoleau.
L'avenir en tête Fort de son expérience, le candidat à sa succession se montrait pessimiste pour l'avenir de l'île. En effet, elle est confrontée à de nombreuses difficultés, dont le « remplacement des habitats permanents par des résidences secondaires. Ceci avec la globalisation menace durement la pérennité de l'île. Je crains que nous puissions finir sous la tutelle d'une grande commune dans l'avenir. Nous serons confrontés aussi à un possible trop plein de touristes et à une accélération du réchauffement climatique. Et les côtes reculeront encore probablement. »
Le résultat encourageant Malgré la seule liste, 72,97 % des citoyens de l'île ont voté, enregistrant peu d'abstention. Le taux de participation moyen dans le Morbihan est de 72.7 %. Ce qui est encourageant pour la suite.
Arthur Besnier

