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Lycée Jean XXIII, Yvetot, le 16/01/2026.
Comment restaurer un livre ?
Redonner une seconde vie à un ouvrage ancien. Venez à la découverte du métier de restaurateur.
J'ai eu la chance, lors de mon stage de seconde, de comprendre comment de vieux ouvrages peuvent revivre après une restauration. Vous verrez, c'est plus simple qu'il n'y paraît. Simple , mais avant tout méticuleux.
Le dépoussiérage
et la pagination Tout d'abord, certains doivent passer par des bacs de désinfection, car ils ont été contaminés par des champignons. Puis, on les débroche _ les couvertures, souvent en parchemin quand il y en a une, sont restaurées séparément (voir la photo) et on nettoie chaque feuillet à l'aide d'un pinceau en poils de chèvre ou en crins de cheval si le papier est fragile.
Quand il reste des traces sur le papier, comme par exemple des traces de champignons, on se sert d'une gomme spéciale pour les effacer.
Une fois ces étapes terminées, on pagine tous les feuillets en faisant bien attention de ne pas oublier un numéro car cela compliquerait le travail par la suite.
Le doublage
et la mise en forme Maintenant que les documents sont propres, on peut passer à l'étape suivante. On place les feuillets sur du papier buvard et on pulvérise un mélange d'eau et de colle puis on le "double" avec du papier japon fabriqué à base de fibres de mûriers. On peut aussi combler les manques du document, quand, par exemple, il a été grignoté par des rongeurs. On le fait à l'aide d'un papier Japon plus épais. Puis, on remet les feuillets dans le bon ordre. Et c'est parti pour la couture !
La couture et la reliure Il existe de nombreuses façons de coudre et de relier un livre. J'ai choisi de vous présenter ici deux techniques de couture. Toutes deux nécessitent un cousoir. La première est une reliure avec de la corde. Peut-être, avez vous déjà remarqué sur certains livres anciens des "bosses" au niveau de la tranche ; il s'agit d'un livre cousu avec de la corde. On peut aussi se servir de rubans. Cette technique est plus pratique que la précédente. Elle permet de coudre plusieurs livres en même temps.
Une fois tous les cahiers reliés, soit on réinstalle la couverture d'origine restaurée entre temps, soit on en crée une nouvelle.
La dorure Vous avez certainement déjà remarqué que les ouvrages anciens ont souvent un titrage doré sur la tranche. il y a plusieurs manières de réaliser ce titrage : soit à l'aide d'une pièce de titre (un petit morceau de cuir ou de tissu) sur lequel on dore puis qu'on applique sur la tranche du livre, soit directement sur la tranche. Pour dorer, on fait chauffer à 100°C un coin ou des caractères puis on fait un transfert avec une feuille de métal doré sur le tissu ou le cuir. on peut aussi dorer à la feuille d'or, mais l'atelier dans lequel j'étais ne le fait pas.
Et voilà, la restauration est terminée ! Souvent, après cela, l'ouvrage est numérisé pour éviter qu'il ne s'abime trop vite. Puis, il est renvoyé chez son propriétaire (le plus souvent les Archives).
Capucine FAURÉ, P1.
Le dépoussiérage
et la pagination Tout d'abord, certains doivent passer par des bacs de désinfection, car ils ont été contaminés par des champignons. Puis, on les débroche _ les couvertures, souvent en parchemin quand il y en a une, sont restaurées séparément (voir la photo) et on nettoie chaque feuillet à l'aide d'un pinceau en poils de chèvre ou en crins de cheval si le papier est fragile.
Quand il reste des traces sur le papier, comme par exemple des traces de champignons, on se sert d'une gomme spéciale pour les effacer.
Une fois ces étapes terminées, on pagine tous les feuillets en faisant bien attention de ne pas oublier un numéro car cela compliquerait le travail par la suite.
Le doublage
et la mise en forme Maintenant que les documents sont propres, on peut passer à l'étape suivante. On place les feuillets sur du papier buvard et on pulvérise un mélange d'eau et de colle puis on le "double" avec du papier japon fabriqué à base de fibres de mûriers. On peut aussi combler les manques du document, quand, par exemple, il a été grignoté par des rongeurs. On le fait à l'aide d'un papier Japon plus épais. Puis, on remet les feuillets dans le bon ordre. Et c'est parti pour la couture !
La couture et la reliure Il existe de nombreuses façons de coudre et de relier un livre. J'ai choisi de vous présenter ici deux techniques de couture. Toutes deux nécessitent un cousoir. La première est une reliure avec de la corde. Peut-être, avez vous déjà remarqué sur certains livres anciens des "bosses" au niveau de la tranche ; il s'agit d'un livre cousu avec de la corde. On peut aussi se servir de rubans. Cette technique est plus pratique que la précédente. Elle permet de coudre plusieurs livres en même temps.
Une fois tous les cahiers reliés, soit on réinstalle la couverture d'origine restaurée entre temps, soit on en crée une nouvelle.
La dorure Vous avez certainement déjà remarqué que les ouvrages anciens ont souvent un titrage doré sur la tranche. il y a plusieurs manières de réaliser ce titrage : soit à l'aide d'une pièce de titre (un petit morceau de cuir ou de tissu) sur lequel on dore puis qu'on applique sur la tranche du livre, soit directement sur la tranche. Pour dorer, on fait chauffer à 100°C un coin ou des caractères puis on fait un transfert avec une feuille de métal doré sur le tissu ou le cuir. on peut aussi dorer à la feuille d'or, mais l'atelier dans lequel j'étais ne le fait pas.
Et voilà, la restauration est terminée ! Souvent, après cela, l'ouvrage est numérisé pour éviter qu'il ne s'abime trop vite. Puis, il est renvoyé chez son propriétaire (le plus souvent les Archives).
Capucine FAURÉ, P1.

