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Lycée Jean XXIII, Yvetot, le 16/01/2026.
La rumba congolaise
Entre syncrétisme et renouveau.
Ce style musical est inspiré d’une danse nommée Nkumba, qui remonte au très lointain royaume Kongo. Suite à la traite négrière du XVIᵉ siècle, les esclaves se retrouvent de l’autre côté de l’Atlantique, à Cuba. Le syncrétisme des différentes cultures musicales des esclaves s’y trouvant permet sa création. On va retrouver des influences Yuka (ensemble des musiques et des danses des Congo, les esclaves du Congo à Cuba), des colons espagnols, ainsi que le makuta (musique religieuse publique)
Les débuts Dans les années 1930, la rumba arrive sur le continent africain, plus précisément dans la partie subsaharienne. Les Kroumens, des marins qui naviguaient dans le monde entier à bord de cargos transatlantiques, en sont à l'origine.
Ce qui différencie ce style musical de la rumba cubaine classique est la langue utilisée pour chanter. Cette langue est le lingala. Elle est d’ailleurs la langue la plus parlée, bien que le français soit la langue officielle du Congo Kinshasa.
La diffusion de cette musique crée un choc culturel. Le premier tube de rumba congolaise sort en 1947. Il s’intitule "Marie-Louise" et est chanté par le chanteur Wendo Kolosoy (1925-2008).
La rumba congolaise va se développer grâce à des pionniers comme Paul Kamba. Il va adapter la rumba cubaine à la culture congolaise ce qui sera synonyme de naissance d’une musique urbaine moderne à Léopoldville, aujourd’hui appelée Kinshasa. Dans les années 1940 et 1950, les maisons de disques permettent une large diffusion en Afrique centrale. Cette période représente l'âge d'or de la rumba congolaise. Des artistes importants comme Grand Kallé et Franco (François Luambo) vont moderniser la rumba et la rendre populaire.
Un style musical engagé La rumba devient un symbole des indépendances africaines dans les années 1960, comme avec « Indépendance Cha Cha ». Cette chanson est associée au 30 juin 1960, quand le Congo s'affranchit de la Belgique. De multiples reprises seront faites. Ce style musical devient engagé. A partir des années 1970, il évolue et s’exporte à l’international.
Héritage La rumba permet la transmission de valeurs sociales et culturelles des pays du bassin du Congo , mais aussi la promotion de la cohésion sociale, intergénérationnelle et solidaire.Les femmes ont joué un rôle primordial comme pionnières d'une émancipation à un moment où le simple fait de chanter pouvait mener à l'emprisonnement. La tradition de la rumba congolaise est transmise aux jeunes générations par les clubs de quartier, les écoles de formation à celle-ci et les organisations communautaires. Par exemple, les musiciens de rumba assurent le maintien des clubs et la formation des artistes apprentis pour la perpétuation de la pratique et la fabrication des instruments.
Aujourd'hui Depuis les années 2000, des artistes comme Fally Ipupa, Ferre Gola ou Gaz Mawete continuent de faire vivre la rumba tout en conservant le lingala et les thèmes traditionnels liés à l’amour, à la société et à l’identité congolaise, et en la mélangeant à des styles modernes. Ils perpétuent l’héritage de cette musique tout en l’adaptant au public d’aujourd’hui. Grâce aux plateformes numériques et à la diaspora, ces pionniers actuels contribuent à maintenir la rumba congolaise vivante, dynamique et influente sur la scène musicale africaine et mondiale.
La rumba congolaise est inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis décembre 2021 et est diffusée en Europe grâce à la diaspora congolaise (expatriés congolais établis dans d’autres pays), notamment en Belgique et en France.
Grâce MAKOUNDOU.
Sources : wikipédia, radiofrance, culture et passions, unesco, julien salsa
Les débuts Dans les années 1930, la rumba arrive sur le continent africain, plus précisément dans la partie subsaharienne. Les Kroumens, des marins qui naviguaient dans le monde entier à bord de cargos transatlantiques, en sont à l'origine.
Ce qui différencie ce style musical de la rumba cubaine classique est la langue utilisée pour chanter. Cette langue est le lingala. Elle est d’ailleurs la langue la plus parlée, bien que le français soit la langue officielle du Congo Kinshasa.
La diffusion de cette musique crée un choc culturel. Le premier tube de rumba congolaise sort en 1947. Il s’intitule "Marie-Louise" et est chanté par le chanteur Wendo Kolosoy (1925-2008).
La rumba congolaise va se développer grâce à des pionniers comme Paul Kamba. Il va adapter la rumba cubaine à la culture congolaise ce qui sera synonyme de naissance d’une musique urbaine moderne à Léopoldville, aujourd’hui appelée Kinshasa. Dans les années 1940 et 1950, les maisons de disques permettent une large diffusion en Afrique centrale. Cette période représente l'âge d'or de la rumba congolaise. Des artistes importants comme Grand Kallé et Franco (François Luambo) vont moderniser la rumba et la rendre populaire.
Un style musical engagé La rumba devient un symbole des indépendances africaines dans les années 1960, comme avec « Indépendance Cha Cha ». Cette chanson est associée au 30 juin 1960, quand le Congo s'affranchit de la Belgique. De multiples reprises seront faites. Ce style musical devient engagé. A partir des années 1970, il évolue et s’exporte à l’international.
Héritage La rumba permet la transmission de valeurs sociales et culturelles des pays du bassin du Congo , mais aussi la promotion de la cohésion sociale, intergénérationnelle et solidaire.Les femmes ont joué un rôle primordial comme pionnières d'une émancipation à un moment où le simple fait de chanter pouvait mener à l'emprisonnement. La tradition de la rumba congolaise est transmise aux jeunes générations par les clubs de quartier, les écoles de formation à celle-ci et les organisations communautaires. Par exemple, les musiciens de rumba assurent le maintien des clubs et la formation des artistes apprentis pour la perpétuation de la pratique et la fabrication des instruments.
Aujourd'hui Depuis les années 2000, des artistes comme Fally Ipupa, Ferre Gola ou Gaz Mawete continuent de faire vivre la rumba tout en conservant le lingala et les thèmes traditionnels liés à l’amour, à la société et à l’identité congolaise, et en la mélangeant à des styles modernes. Ils perpétuent l’héritage de cette musique tout en l’adaptant au public d’aujourd’hui. Grâce aux plateformes numériques et à la diaspora, ces pionniers actuels contribuent à maintenir la rumba congolaise vivante, dynamique et influente sur la scène musicale africaine et mondiale.
La rumba congolaise est inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis décembre 2021 et est diffusée en Europe grâce à la diaspora congolaise (expatriés congolais établis dans d’autres pays), notamment en Belgique et en France.
Grâce MAKOUNDOU.
Sources : wikipédia, radiofrance, culture et passions, unesco, julien salsa

