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Lycée Jeanne d'Arc, Sainte Adresse, le 19/05/2026.

« Virus zombies » : le réchauffement climatique réveille les menaces du passé

Quand les dangers des profondeurs millénaires remontent à la surface. (Crédit photo : Image générée avec Gemini)
Image générée avec Gemini
Quand les dangers des profondeurs millénaires remontent à la surface.
Le réchauffement climatique provoque le dégel du permafrost, un sol gelé en permanence depuis des milliers d’années, voire plus. Ce phénomène concerne près de 25 % des terres de l’hémisphère Nord. Or, ce sol constitue un immense réservoir de matières organiques, ce qui représente un risque majeur d’épidémie.

Un exemple marquant est celui de l’épidémie d’anthrax (ou maladie du charbon) survenue en 2016, en Sibérie. Cette maladie, disparue depuis plusieurs décennies, est réapparue à la suite d’une hausse exceptionnelle des températures.

La fonte du permafrost a alors mis au jour des carcasses d’animaux infectés, enfouies depuis des centaines d’années, libérant des spores de Bacillus anthracis, une bactérie particulièrement résistante.
Cette épidémie a entraîné la mort de plus de 2 300 rennes et d’un enfant, tandis que 39 personnes ont dû être hospitalisées. Heureusement, lorsqu’elle est détectée rapidement, cette maladie peut être traitée efficacement grâce aux antibiotiques.
Un danger
enfoui sous la glace
Cependant, cet épisode montre que le réchauffement climatique peut favoriser la réapparition d’anciennes maladies. Des chercheurs, comme le professeur de virologie Jean-Michel Claverie et son équipe, ont également réussi à réactiver des virus anciens emprisonnés dans les profondeurs gelées du permafrost. Certaines particules virales retrouvées demeurent encore infectieuses après des millénaires de congélation. Ces agents pathogènes, parfois surnommés « virus zombies », pourraient représenter une menace potentielle pour l’être humain et les animaux en l’absence de traitements adaptés.

Ainsi, le réchauffement climatique ne se limite pas à une augmentation des températures : il pourrait aussi réveiller d’anciennes menaces biologiques que l’on croyait disparues. La lutte contre le changement climatique devient donc également un enjeu de santé publique. Préserver le permafrost, c’est aussi protéger l’humanité des fantômes du passé.
Louise Garro
et Sakina Haroun, 1ère STL
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