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Lycée Jeanne d'Arc, Sainte Adresse, le 19/05/2026.
Enquête : 94 % des élèves sont opposés à l'interdiction du téléphone portable au lycée
À la suite des annonces d'Emmanuel Macron, une proposition de loi a été examinée et adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 26 janvier 2026, visant à interdire ou à encadrer l’usage du téléphone portable dans les lycées. Le JDA News est allé à la rencontre de près de 200 élèves du site de Gaulle afin de recueillir leurs avis sur le sujet, à l’aide d’un questionnaire.
Une opposition écrasante À l’étude des résultats, nous constatons que l'immense majorité des lycéens (94 %) est opposée à cette interdiction. En entrant dans le détail des réponses, nous observons que 48 % des lycéens interrogés déclarent utiliser leur téléphone une à deux heures par jour au lycée. Les principaux usages sont les suivants : consultation de Pronote (95 %), révisions ou utilisation d’applications à des fins scolaires (73 %) et réseaux sociaux (64 %).
La moitié des élèves interrogés considère qu’ils s’ennuieraient beaucoup plus sans leur téléphone portable pendant les pauses. Enfin, en cas d’interdiction, 82 % des lycéens préféreraient garder leur téléphone dans leur sac plutôt que de le laisser à la maison ou de le confier à la vie scolaire.
Les points négatifs l'emportent Le principal point positif d’une telle interdiction qui ressort de notre enquête est que la privation de portable contribuerait à lutter contre le cyberharcèlement (44 %). Mais cet argument ne suffit pas à convaincre les élèves : ils estiment que l’interdiction du téléphone les empêcherait d’accéder à des informations importantes (absence d’un professeur ou changement de salle, par exemple) ou de contacter leurs parents en cas de problème. La plupart des votants estiment enfin que l’interdiction du téléphone pourrait accentuer le sentiment d’isolement de certains élèves, déjà peu intégrés socialement.
Pas un sujet prioritaire Le fait qu’une large majorité d’élèves se déclare défavorable à l’interdiction ne témoigne pas nécessairement d’une addiction au téléphone, mais plutôt du fait que cet outil est devenu nécessaire, voire indispensable, à leur vie quotidienne, relationnelle et scolaire. Une grande partie des élèves consultés se déclare d’ailleurs « infantilisée » par cette proposition de loi et considère qu’il existe bien d’autres priorités à traiter pour le gouvernement en matière d'éducation.
Amélie Doublemart, 2GTB
Une opposition écrasante À l’étude des résultats, nous constatons que l'immense majorité des lycéens (94 %) est opposée à cette interdiction. En entrant dans le détail des réponses, nous observons que 48 % des lycéens interrogés déclarent utiliser leur téléphone une à deux heures par jour au lycée. Les principaux usages sont les suivants : consultation de Pronote (95 %), révisions ou utilisation d’applications à des fins scolaires (73 %) et réseaux sociaux (64 %).
La moitié des élèves interrogés considère qu’ils s’ennuieraient beaucoup plus sans leur téléphone portable pendant les pauses. Enfin, en cas d’interdiction, 82 % des lycéens préféreraient garder leur téléphone dans leur sac plutôt que de le laisser à la maison ou de le confier à la vie scolaire.
Les points négatifs l'emportent Le principal point positif d’une telle interdiction qui ressort de notre enquête est que la privation de portable contribuerait à lutter contre le cyberharcèlement (44 %). Mais cet argument ne suffit pas à convaincre les élèves : ils estiment que l’interdiction du téléphone les empêcherait d’accéder à des informations importantes (absence d’un professeur ou changement de salle, par exemple) ou de contacter leurs parents en cas de problème. La plupart des votants estiment enfin que l’interdiction du téléphone pourrait accentuer le sentiment d’isolement de certains élèves, déjà peu intégrés socialement.
Pas un sujet prioritaire Le fait qu’une large majorité d’élèves se déclare défavorable à l’interdiction ne témoigne pas nécessairement d’une addiction au téléphone, mais plutôt du fait que cet outil est devenu nécessaire, voire indispensable, à leur vie quotidienne, relationnelle et scolaire. Une grande partie des élèves consultés se déclare d’ailleurs « infantilisée » par cette proposition de loi et considère qu’il existe bien d’autres priorités à traiter pour le gouvernement en matière d'éducation.
Amélie Doublemart, 2GTB

