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Lycée Jeanne d'Arc, Sainte Adresse, le 10/02/2026.

La reproduction cellulaire au service des grands brûlés

Culture cellulaire en laboratoire dans des boîtes de pétri. (Crédit photo : Image générée par ChatGPT)
Image générée par ChatGPT
Culture cellulaire en laboratoire dans des boîtes de pétri.
Suite à l'incendie d'un bar de la station suisse Crans-Montana le 1er janvier 2026, de nombreux rescapés présentent des brûlures graves sur l’ensemble de leur corps. Ces blessures soulèvent des questions quant aux traitements administrés. Comment les biotechnologies peuvent-elles aider ces grands brûlés à se reconstruire ?

Reconstruire la peau grâce à la culture cellulaire
Parmi les traitements biotechnologiques existants, la culture cellulaire occupe une place essentielle, notamment dans les cas les plus extrêmes. Cette technique consiste à prélever une petite surface de peau saine chez le patient - environ 10 cm² - puis à cultiver ses cellules en laboratoire.

Grâce à ce procédé, il est possible d’obtenir une surface de peau assez grande pour recouvrir des zones étendues, comme le dos. Les premiers développements cellulaires apparaissent après environ trois semaines, tandis qu’il faut compter cinq à six semaines pour obtenir une culture complète mêlant épiderme et derme. Ce temps de culture reste long : en moyenne, une cinquantaine de plaques de peau de 10 cm² sont nécessaires pour débuter la reconstruction. Une fois prêts, les greffons sont transplantés sur le patient par le chirurgien.
La réduction du rejet
L’un des atouts de cette méthode réside dans le fait que la peau greffée provient du patient lui-même. Cette auto-greffe limite ainsi le risque de rejet immunitaire, un enjeu crucial dans la prise en charge des grands brûlés.

Des technologies complémentaires en plein essor
D'autres technologies innovantes voient le jour. Parmi elles, la bio-impression 3D de cellules à l’aide d’une encre cytocompatible permet de remplacer le derme manquant après la première opération.

Une autre méthode repose sur l’utilisation de pansements enrichis en hémoglobine de vers marins, contenant notamment la molécule M101, associée à de l’acide hyaluronique. Ce type de pansement favorise l’hydratation des tissus et accélère la cicatrisation. Bien que prometteuse, cette approche ne remplace cependant pas les greffes de peau. En Suisse romande, les spécialistes des grands brûlés suivent attentivement les avancées liées à cette méthode, sans l’appliquer systématiquement à ce jour.

Conclusion
La prise en charge des brûlures étendues repose aujourd’hui principalement sur l’auto-greffe et la culture cellulaire, des techniques indispensables pour reconstruire la peau et limiter les risques de complications. Toutefois, les innovations en biotechnologie ouvrent des perspectives prometteuses et laissent espérer des traitements toujours plus efficaces et adaptés aux patients.
Télio Grancher, Hanaë Thibault, Mathis Lefrique,
Lucas Alix Delorme (TSTL)
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