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Lycée Notre-Dame-du-Roc, La Roche-sur-Yon, le 10/04/2026.
Charlotte Vigneux maire et prof au Roc
Maire de Puyravault, Charlotte Vigneux revient sur son engagement politique et sa double vie.
À Puyravault, petite commune de 680 habitants, le rôle de maire n’a rien d’abstrait.
« Dans une petite commune, ce n’est pas du tout la même chose que dans une grande ville », explique Charlotte Vigneux. Les enjeux sont différents, ils sont quotidiens et très concrets. Le conseil municipal, composé de 15 élus, prend les décisions concernant l’aménagement du territoire ou la fiscalité locale.
« Le maire ne décide pas seul », insiste-t-elle. « Toutes les décisions sont prises ensemble. »
Cette dimension collective est essentielle dans une commune rurale où chacun doit s’impliquer réellement.
2020, une candidature inattendue Sa première campagne, en 2020, n’était pas un projet mûrement préparé. « On est venu me chercher », raconte-t-elle. Des habitants souhaitaient constituer une liste face au maire sortant. Déjà adjointe aux finances lors du précédent mandat, elle connaissait les comptes et les difficultés de la commune. Elle savait donc dans quoi elle s’engageait, au moins sur le plan budgétaire.
La campagne s’est déroulée dans un contexte particulier, marqué par le Covid.
Découvrir la réalité du mandat Une fois élue, ce qui l’a le plus surprise, c’est « le rythme » et « la lourdeur administrative » qui sont très importants. Le mandat a aussi un impact personnel. Charlotte Vigneux travaille quatre jours par semaine au lycée et alterne entre cours et mairie. « Une demi-journée au lycée et une demi-journée à la mairie… ce qui fait de belles journées », dit-elle avec le sourire. Elle évoque également des moments plus marquants, comme la première fois où elle a dû annoncer un décès, un moment « compliqué », ou encore un appel de la gendarmerie à deux heures du matin pour des vaches seules dans la nature.
2026, une campagne plus maîtrisée En 2026, la situation est différente. Cette fois, elle est à l’initiative de sa candidature. Elle estime qu’il est « plus simple » de se représenter après un premier mandat, car elle connaît les projets en cours et surtout les finances de la commune. « Je sais ce que je peux faire avec l’argent », affirme-t-elle. Elle insiste aussi sur l’importance des compétences au sein du conseil municipal. Chaque élu doit être capable de s’impliquer concrètement. L’expérience lui a appris qu’un mandat repose sur l’engagement réel de toute une équipe.
Les jeunes face à la politique locale Les jeunes s’intéressent-ils suffisamment aux élections municipales ? Sa réponse est nuancée. « Ça dépend de la manière dont ils ont été éduqués, de leur curiosité. » Elle refuse les généralisations et rappelle que « les jeunes sont tous différents ». Pour elle, comprendre les enjeux démocratiques est essentiel, même avant d’avoir le droit de vote. À Puyravault, il n’existe pas de conseil municipal des jeunes, mais elle reconnaît que ces dispositifs permettent de mieux saisir « les enjeux de citoyenneté » et le fonctionnement des débats. Les jeunes peuvent déjà jouer un rôle à travers le bénévolat ou l’engagement associatif.
Être professeure, un atout pour comprendre les jeunes Sa sensibilité aux questions de citoyenneté ne date pas de son élection. En tant qu’enseignante, elle est déjà au contact quotidien des lycéens. « Cette sensibilité, je l’avais déjà », explique-t-elle. Son métier l’aide à rester connectée aux préoccupations des jeunes générations. Elle affirme que le contact avec des lycéens lui permet de mieux comprendre leurs attentes. « Vu la diversité des jeunes que nous avons aujourd’hui, oui, complètement. » Cette diversité l’oblige à rester attentive aux différences entre les jeunes.
Une double casquette complémentaire Pour elle, être à la fois professeure et maire n’est pas une contradiction mais une complémentarité. Son expérience d’élue lui permet d’illustrer concrètement en classe les notions de citoyenneté et de fonctionnement démocratique. Inversement, son métier d’enseignante nourrit sa manière d’exercer son mandat. À ceux qui hésitent à s’engager, elle adresse un message : la politique locale est « une expérience très enrichissante ». Elle permet de sortir de sa zone de confort, de grandir et de faire « de belles rencontres ». À l’échelle d’un village de 680 habitants, la démocratie n’est pas théorique. Elle se vit au quotidien.
Louison GERBAUD, première G.
« Dans une petite commune, ce n’est pas du tout la même chose que dans une grande ville », explique Charlotte Vigneux. Les enjeux sont différents, ils sont quotidiens et très concrets. Le conseil municipal, composé de 15 élus, prend les décisions concernant l’aménagement du territoire ou la fiscalité locale.
« Le maire ne décide pas seul », insiste-t-elle. « Toutes les décisions sont prises ensemble. »
Cette dimension collective est essentielle dans une commune rurale où chacun doit s’impliquer réellement.
2020, une candidature inattendue Sa première campagne, en 2020, n’était pas un projet mûrement préparé. « On est venu me chercher », raconte-t-elle. Des habitants souhaitaient constituer une liste face au maire sortant. Déjà adjointe aux finances lors du précédent mandat, elle connaissait les comptes et les difficultés de la commune. Elle savait donc dans quoi elle s’engageait, au moins sur le plan budgétaire.
La campagne s’est déroulée dans un contexte particulier, marqué par le Covid.
Découvrir la réalité du mandat Une fois élue, ce qui l’a le plus surprise, c’est « le rythme » et « la lourdeur administrative » qui sont très importants. Le mandat a aussi un impact personnel. Charlotte Vigneux travaille quatre jours par semaine au lycée et alterne entre cours et mairie. « Une demi-journée au lycée et une demi-journée à la mairie… ce qui fait de belles journées », dit-elle avec le sourire. Elle évoque également des moments plus marquants, comme la première fois où elle a dû annoncer un décès, un moment « compliqué », ou encore un appel de la gendarmerie à deux heures du matin pour des vaches seules dans la nature.
2026, une campagne plus maîtrisée En 2026, la situation est différente. Cette fois, elle est à l’initiative de sa candidature. Elle estime qu’il est « plus simple » de se représenter après un premier mandat, car elle connaît les projets en cours et surtout les finances de la commune. « Je sais ce que je peux faire avec l’argent », affirme-t-elle. Elle insiste aussi sur l’importance des compétences au sein du conseil municipal. Chaque élu doit être capable de s’impliquer concrètement. L’expérience lui a appris qu’un mandat repose sur l’engagement réel de toute une équipe.
Les jeunes face à la politique locale Les jeunes s’intéressent-ils suffisamment aux élections municipales ? Sa réponse est nuancée. « Ça dépend de la manière dont ils ont été éduqués, de leur curiosité. » Elle refuse les généralisations et rappelle que « les jeunes sont tous différents ». Pour elle, comprendre les enjeux démocratiques est essentiel, même avant d’avoir le droit de vote. À Puyravault, il n’existe pas de conseil municipal des jeunes, mais elle reconnaît que ces dispositifs permettent de mieux saisir « les enjeux de citoyenneté » et le fonctionnement des débats. Les jeunes peuvent déjà jouer un rôle à travers le bénévolat ou l’engagement associatif.
Être professeure, un atout pour comprendre les jeunes Sa sensibilité aux questions de citoyenneté ne date pas de son élection. En tant qu’enseignante, elle est déjà au contact quotidien des lycéens. « Cette sensibilité, je l’avais déjà », explique-t-elle. Son métier l’aide à rester connectée aux préoccupations des jeunes générations. Elle affirme que le contact avec des lycéens lui permet de mieux comprendre leurs attentes. « Vu la diversité des jeunes que nous avons aujourd’hui, oui, complètement. » Cette diversité l’oblige à rester attentive aux différences entre les jeunes.
Une double casquette complémentaire Pour elle, être à la fois professeure et maire n’est pas une contradiction mais une complémentarité. Son expérience d’élue lui permet d’illustrer concrètement en classe les notions de citoyenneté et de fonctionnement démocratique. Inversement, son métier d’enseignante nourrit sa manière d’exercer son mandat. À ceux qui hésitent à s’engager, elle adresse un message : la politique locale est « une expérience très enrichissante ». Elle permet de sortir de sa zone de confort, de grandir et de faire « de belles rencontres ». À l’échelle d’un village de 680 habitants, la démocratie n’est pas théorique. Elle se vit au quotidien.
Louison GERBAUD, première G.

