Lycée Notre-Dame-du-Roc, La Roche-sur-Yon, le 19/01/2026.

Quelle place pour le basket féminin ?

Pour répondre à cette question, Le Roc'Info a interrogé une joueuse de basket sélectionnée en U16 au Rwanda.
Chalva portant le maillot de la sélection du Rwanda. (Crédit photo : Chalva Gaju)
Chalva Gaju
Chalva portant le maillot de la sélection du Rwanda.

Aujourd’hui le basket féminin prend une place de plus en plus importante dans le monde du sport. Le Roc'Info est allé interviewer une joueuse du Roc ayant participé à une compétition internationale et s’interroge sur la place du basket féminin aujourd’hui.
L’Afro basket féminin U16 Cette compétition, qui se déroule en Afrique, a vu s'affronter plusieurs équipes masculines et féminines "U16" du continent, du 4 au 12 septembre 2025. Du côté de la compétition féminine, l’Égypte a gagné cette édition en s’imposant 66-54 lors de la finale face à la Côte d’Ivoire. La dernière place du podium a été complétée par le Cameroun, gagnante de la petite finale face au Mali sur le score de 55-53. Lors du tournoi hommes, la Côte d’Ivoire s’est imposée en gagnant 62-49 contre le Cameroun. Le Mali complète ce podium grâce à sa victoire sur l’Égypte, 58-51.
Chalva Gaju,
joueuse de basket
Si le Roc'Info parle de cette compétition de basket, c'est parce qu'une basketteuse du lycée Notre-Dame-du-Roc, Chalva Gaju, y a participé en représentant le Rwanda.
Ayant fini première de son groupe, sa sélection a pu se qualifier pour la suite de la compétition mais elle fut éliminée au tour suivant, après la défaite 69-41 face à la Côte d’Ivoire, future finaliste. Notre joueuse finit avec une moyenne de 8,8 points par match, 10,8 rebonds et 1,8 passes décisives par match. Chalva Gaju est en Première au lycée et pratique le basket depuis ses 8 ans. Cette passion lui vient de sa mère et de son meilleur ami, pratiquant ou ayant pratiqué du basket.
Elle commence à s'initier au DMBC de Dunkerque puis elle a intégré le pôle espoir de Wattignies où elle jouait pour l’EBSVA de Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord, avant d’intégrer il y a un an le centre de formation de la Roche-sur-Yon.
Elle joue au poste de pivot donc elle est amenée à jouer proche du cercle. Ses futurs objectifs sont de performer sur les années qui lui restent au centre de formation et de trouver un projet qui lui permette d'allier basket et école. Et pourquoi pas, d'atteindre son rêve de plus haut niveau, c’est-à-dire intégrer une ligue féminine, l’équipe de France ou la WNBA, la ligue américaine professionnelle féminine de basket-ball.
Le basket féminin aux JO Aujourd'hui le basket féminin prend une place de plus en plus importante dans le sport même s'il est encore loin d'avoir la même visibilité, la même reconnaissance, les mêmes moyens que le basket masculin. Cela a pu être constaté lors des Jeux olympiques de 2024 où en moyenne 8,6 millions de téléspectateurs en France ont regardé la finale hommes (France/États-Unis), tandis que 6,5 millions de téléspectateurs ont regardé la finale femmes (France/États-Unis).
Une notoriété accrue De plus, une ligue féminine a été créée depuis 1996 aux États-Unis sous le même principe que la NBA, qui est la plus grande ligue de basket au monde.
Cette ligue a vu passer des grandes joueuses comme Diana Taurasi (meilleure marqueuse) ou encore Lisa Leslie qui fut la première joueuse de la ligue à dunker (réussir un panier en s'accrochant).
Cette ligue est composée à 15 % de basketteuses non américaines, ce qui montre l'engouement autour de cette discipline dans le monde entier. Elle se rapproche de la NBA avec ses 25 % de joueurs non américains.
Tout cela montre des points positifs concernant la visibilité que commence à avoir le basket féminin.

Des progrès à relativiser Mais il faut apporter une nuance à ce propos pour plusieurs raisons. Aujourd’hui le basket féminin n’est pas assez mis en avant, il garde un manque de visibilité assez conséquent avec le peu d’informations qui nous sont données à travers les réseaux, les journaux, les radios,... tandis que le basket masculin est largement mis en avant.
Pour poursuivre au sujet de la WNBA, les équipes sont moins nombreuses, avec un total de 13 contre 30 pour les équipes masculines donc il y a aussi forcément moins de joueuses. Le salaire d’un homme est d’autant plus conséquent avec en moyenne 3,1 millions, contre 10 000 euros pour une femme.
Aujourd'hui, l’influence du basket féminin est donc encore minime par rapport à celui des hommes, mais il va évoluer et occuper une place plus importante, avec les mêmes droits et avantages que les hommes. Mais plus généralement ce problème est celui rencontré tous les sports, comme le football, le rugby...
Ethan SAVARZEIX, Terminale A.
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