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La victoire de Laurent Gay sur la drogue

Dans le cadre de la pastorale, l'ex-toxicomane a raconté son combat.
Laurent Gay témoigne devant  les secondes. (Crédit photo : .)
Avec le recul, pourquoi êtes-vous tombé dans la drogue ?
Le quartier dans lequel j'ai grandi était fréquenté par des jeunes en contact avec différents produits. Je pense que j'étais un enfant très influencé qui n'avait pas confiance en soi et n’était pas vraiment valorisé par sa famille. Alors, j'ai voulu faire comme ces garçons de mon quartier. Je pense qu'aujourd'hui il n'y a aucun milieu préservé, mais ce sont des modes de consommation différents.
Dans les quartiers les plus défavorisés, la consommation de cannabis est une pratique pour se retrouver, ce qui conduit souvent au trafic. Dans les milieux davantage privilégiés, c’est plus pour faire la fête.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ce produit est tellement banalisé qu'il est à la portée de tous. Il est donc très difficile d’aider les personnes dépendantes. Malgré tout, les accompagner, les écouter, les motiver et les soigner pourront être les meilleurs moyens de les libérer.
"C'est avec la foi que je suis devenu croyant" Quels ont été les effets néfastes provoqués par cette addiction ?
Le piège, c’est que l’on pense souvent que les effets ne sont pas néfastes, car ils produisent un sentiment de bien-être, une impression d’être plus fort. J’ai voulu continuer, car j’ai eu la tentation de croire que ce produit permettrait une fuite de la vie. En réalité, ça cachait une sorte de mal-être.
Je pensais contrôler, mais je suis vite devenu dépendant à cause des effets de manque. Et, avec ceux que je pensais être mes copains, on faisait des conneries pour se marrer. L'envie de dépasser les règles en fumant était un défi à la société.
Qui et quel facteur vous ont aidé à remonter la pente ?
Lors de mon hospitalisation, une personne bénévole est venue me rendre visite quelques semaines et m’a présenté une communauté religieuse qui accueillait des malades en fin de vie. J'ai donc passé neuf ans dans un monastère. Dieu, d'abord, a été mon premier allié dans mon changement d’attitude. C'est avec la foi que je suis devenu croyant. La confiance m’a donné le courage et la volonté de décrocher et de lutter. Sans cet endroit, je n'aurais certainement pas réussi à me reconstruire seul face au monde des drogues.
"Je lutte chaque jour" Comment vivez vous au quotidien avec cette maladie ?
Aujourd'hui, je suis séro-positif et porteur de l’hépatite . Les médecins pensaient que j'allais mourir, mais, juste à temps, ils ont découvert des traitements efficaces. J'ai sûrement été contaminé par des seringues, que l’on faisait tourner, car j'étais toxicomane Je lutte chaque jour contre ce virus. Je me bats en regardant devant et en ayant une bonne hygiène de vie. J'aime dire que l'amour est plus fort que la maladie
Amélie JARASSE, seconde B et Félicie GALLAND, seconde J.  
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