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Lycée Saint-François-d'Assise, La Roche-sur-Yon, le 15/04/2026.

« Je ne changerais rien si c'était à refaire »

Bertrand Potier, directeur du lycée Saint-François-d'Assise, va, à la fin de cette année scolaire, prendre sa retraite. Nous sommes allés l'interviewer dans son bureau. Il nous révèle ses passions, la course à pied et la musique.
Bertrand Potier en tenue de semi-marathonien. (Crédit photo : Bertrand Potier)
Bertrand Potier
Bertrand Potier en tenue de semi-marathonien.
Bertrand Potier, qu'avez-vous fait avant de rejoindre La Roche-sur-Yon ? Je suis né à Pontivy (Morbihan). J'ai habité à Tréguier (Côtes-d'Armor). Je suis allé au lycée de Guingamp et à l'Université catholique d'Angers. En septembre 1985, je suis devenu professeur d'histoire-géographie au collège Notre-Dame-des-Fontaines pour des classes de 6ème et 4ème. Ensuite, en 1987, j'ai travaillé au collège Moka de Saint-Malo pendant 4 ans.
Et, ici, quel a été votre parcours ? En 1991, suite à mon mariage, je suis venu m'établir à La Roche-sur-Yon où, pendant une année, j'ai partagé mon service entre le collège Sacré-Cœur et le lycée Notre-Dame-du-Roc. Ensuite, de 1992 à 1998, j'ai effectué toutes mes heures au lycée Notre-Dame-du-Roc (de la seconde jusqu'à la terminale), tout en donnant parallèlement des cours à l'ICES en histoire contemporaine sur l'époque victorienne en Angleterre et sur l’histoire des États-Unis. Par la suite, j'ai pris, après une formation, le poste de directeur du collège Saint-Louis, place Napoléon, de 1998 à 2006.
Vous étiez là pour la fusion des lycées Saint-Joseph et Saint-Louis... Cette année-là, j'ai pris la direction du lycée Saint-Joseph puis celle du lycée technique Saint-Louis en 2013, dans le but de faire la fusion de ces deux lycées afin de créer le lycée Saint-François-d'Assise en 2014 puis sur site en 2021.
Quel bilan pouvez-vous faire à la tête de cet établissement ? Pouvez-vous nous parler des réussites, des choses que vous auriez voulu améliorer durant votre carrière ? Ma chance fut que la Direction départementale de l'enseignement catholique (direction diocésaine) m'a fait confiance pour mener à bien le projet de fusion et de construction d'un nouvel établissement. Ce fut une vraie satisfaction. S'il y avait des améliorations à apporter, ou des regrets, c'est de ne pas avoir séparé les lycéens des étudiants de prépa scientifique et de BTS dans un lieu spécifique.
De quoi êtes-vous le plus fier ? De la fusion. Il fallait maintenir la réputation des deux établissements reconnus par la profession, ce qui fut accompli à la grande satisfaction des équipes enseignantes, des élèves et des parents. Je dois souligner que la fusion en un lieu fut réalisée après des réflexions préalables avec la Direction diocésaine et l’OGEC.
Quels sont vos meilleurs souvenirs ? Vos pires éventuellement ? Ce sont des anecdotes et des souvenirs d'un beau métier très prenant (j'arrive à faire les 35 heures dès le mercredi). Le meilleur fut en janvier 2021, l'accueil du personnel dans l'amphithéâtre du nouvel établissement après le déménagement pendant les vacances de Noël. Initialement, c'était prévu en septembre 2020 mais, à cause du Covid, tout fut décalé. Les pires souvenirs sont des moments tragiques tels que le décès d'élèves ou de membres du personnel.
De multiples anecdotes dans la tête... Je pense également au transfert des voitures du lycée technique qui ne pouvaient pas rouler à moins d'être encadrées par des motards de la gendarmerie. Mais, il ne faut pas oublier le voyage en Chine, toutes les Semaines des arts sans omettre l'accueil des délégations étrangères, l'inauguration de Saint-François avec les personnalités, la réception du consul des États-Unis et, par exemple, l'accueil de l'acteur Michael Lonsdale qui avait joué dans un film de James Bond, venu en qualité de chrétien.
Si vous pouviez recommencer votre carrière à zéro changeriez-vous quelque chose ? Je ne changerais rien, si c'était à refaire. J'ai eu de la chance de faire tout cela : enseigner au collège, en lycée général et professionnel, en université et diriger un collège, un lycée, faire une fusion d'établissement et la construction d'un nouveau.
Parlez-nous de vos passions, que faites-vous en dehors du lycée ? Allez-vous poursuivre ces mêmes activités pendant votre retraite ? J'ai une passion pour la musique. J’adore écouter ou aller au concert mais aussi jouer de la guitare folk « faire du picking (Marcel Dadi) » ou apprendre des morceaux techniques. Je joue de cet instrument depuis mon adolescence. Je n'oublie pas l'histoire : la généalogie. Je réalise un ouvrage sur mon grand-père qui a connu le 20e siècle et je fais le lien entre la grande histoire et son histoire personnelle. Je cours aussi chaque semaine et j'ai fait quelques semi-marathons. Pour finir, j'aime les balades au bord de la mer. Je poursuivrai toutes ces activités en les amplifiant. J'ai aussi investi dans l'achat d'un paddle que je compte bien utiliser.
Maintenant que vous allez être en retraite, que pensez-vous faire pendant cette dernière ? Je vais continuer mais tout cela reste encore très flou.
Avez-vous des projets que vous aimeriez réaliser pendant votre retraite ? J'ai deux petits-enfants bientôt trois d'ailleurs. Je suis grand-père... Je compte donner de mon temps dans des associations, puis certainement voyager.
Amaury PAQUET, terminale K
et Thomas AUDIGE, première F.
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