Journal des Lycées > L'actualité des lycées > Vendée > MFR 85 > Les articles > Ados et réseaux, quel est le bon dosage ?
MFR 85, La Roche-sur-Yon, le 19/02/2026.

Ados et réseaux, quel est le bon dosage ?

Katleen et Laura ont enquêté auprès des jeunes et des parents en MFR.
Tu likes ou tu dislikes? (Crédit photo : MFR Saint-Jean-de-Monts)
MFR Saint-Jean-de-Monts
Tu likes ou tu dislikes?
Afin de connaître les pratiques, deux apprenantes à la MFR de Saint-Jean-de-Monts, ont mené une enquête croisée auprès de jeunes âgés de 15 à 18 ans et de leurs parents.
Des adolescents très connectés Au total, 83 jeunes ont répondu à l'enquête. Les résultats montrent que TikTok est le réseau social le plus utilisé, devant Snapchat et Instagram. Ces plateformes sont principalement utilisées pour se divertir, communiquer et suivre des contenus variés.
L’inscription sur les réseaux semble encadrée par les parents : 85 % des jeunes déclarent avoir demandé leur accord. Le temps passé sur les réseaux sociaux est toutefois conséquent : 48 % des adolescents y passent entre 6 et 8 heures par jour, 40 % entre 3 et 5 heures, 7 % déclarent y consacrer plus de 10 heures quotidiennes. Malgré cet accablant constat, les jeunes interrogés estiment que les réseaux sociaux n’ont pas d’impact négatif sur leur sommeil ni sur leur travail scolaire.
Des risques bien identifiés par les jeunes Si les adolescents ne perçoivent pas d’impact direct sur leur quotidien, ils identifient néanmoins plusieurs aspects négatifs comme : les fake news (27 %), le cyberharcèlement (26 %), l’isolement (20 %), les atteintes à la personne (17 %) et l’obsession des “likes” (5 %). A l'inverse, certains jeunes déclarent avoir fait des rencontres virtuelles qui se sont ensuite concrétisées positivement dans la vie réelle.
Le regard plus inquiet des parents L'enquête révèle une vigilance importante des parents. 62 % indiquent que leur enfant a reçu son premier téléphone portable à 12 ans ou moins. Environ 60 % affirment avoir mis en place un contrôle parental (limites horaires, durée d’utilisation, etc) jusqu’aux 15 ou 16 ans. Passé cet âge, le contrôle diminue fortement, laissant place à une relation de confiance, basée sur « la discussion et le bon sens ». La majorité des parents n’ont pas accès aux comptes ou mots de passe de leurs enfants.
À la question « Pensez-vous que les réseaux sociaux aient un impact positif pour votre enfant ? », 35 % des parents répondent négativement. Ils estiment que les réseaux peuvent faire « grandir trop vite les adolescents, les rendre vulnérables et parfois exposés à des usages toxiques ». Près de 30 % déclarent que leur enfant a déjà été victime de moqueries ou de harcèlement en ligne.
Prévenir plutôt qu’interdire Pour l’ensemble des parents interrogés, la prévention reste essentielle. Ainsi, la discussion au sein de la famille, un renforcement du contrôle parental, une meilleure régulation de l’âge d’accès et, surtout, une éducation au numérique apparaissent comme des leviers indispensables pour mieux accompagner les jeunes dans leurs usages.
Laura et Katleen,
apprenantes en terminale
MFR Saint-Jean-de-Monts.
: 0
Connexion à la salle de rédaction numérique (SRN)
Se connecter

N'utilisez pas cette fonctionnalité si vous utilisez des postes partagés

 
Mot de passe oublié