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Lycée Saint-Joseph, Lamballe, le 19/05/2026.

Quentin Lesné, coach de tennis au Tennis-Club de Saint-Brieuc

Élève à Saint-Joseph de 2001 à 2004, Quentin Lesné nous raconte son parcours teinté à l'ocre de la terre battue.
Toujours pédagogue, Quentin Lesné observe et corrige ses élèves sur les courts extérieurs du TCSB. (Crédit photo : Martin Le Gall)
Martin Le Gall
Toujours pédagogue, Quentin Lesné observe et corrige ses élèves sur les courts extérieurs du TCSB.
Quels souvenirs gardes-tu de tes années de lycée ? Je garde de bons souvenirs de mes années à Saint-Joseph. Je m’y sentais à l’aise et bien encadré.
J’étais un élève discret, curieux, pas excellent non plus. J’aimais le sport mais aussi l’histoire et les mathématiques.
J’ai gardé contact avec mes amis de lycée malgré la distance et le temps qui passe.
Au moment du bac, en (il réfléchit)... 2004, je me souviens d'un match interminable entre Fabrice Santoro et Arnaud Clément au premier tour de Roland-Garos. Mes révisions en avaient été considérablement réduites
A l’époque, les études n'étaient pas ma priorité, mais mes professeurs m’ont appris à être patient, bienveillant et à garder mon sang-froid et ma bonne humeur en toutes circonstances. C'est essentiel pour la profession que j'exerce.
En quoi consiste ton métier ? Titulaire d'une licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), j'ai passé mon diplôme d’éducateur sportif spécialisé dans la pratique du tennis en 2010.
Comme un professeur, je donne des cours tous les jours. Le mercredi est notre journée la plus intense en raison des activités extrascolaires. Nous donnons aussi des cours pour les adultes quatre soirs par semaine à partir de 16h jusqu'à 22h parfois.
Je prépare des séances d’1h30 environ. L'activité pratiquée et le degré d'intensité varient en fonction du niveau des élèves et de l'âge : de six à quatre-vingts ans.
Un quart des licenciés du club sont des femmes et la tendance est en augmentation.
Avec mes trois collègues Manon, Etienne et Laurent nous formons une équipe soudée et efficace.
Plus le niveau d'un joueur est élevé plus il y a d'attentes autour de lui. Les exigences sont différentes pour un jeune de 16 ans qui s’entraîne trois à quatre fois par semaine comparativement à un adulte qui débute le tennis en loisir. Comme à l'école, on peut ressentir la pression de l'entourage.
Nos licenciés sont heureux de venir s'entraîner avec nous. C'est un plaisir de les voir progresser.
Après une période de creux, le nombre d'adhérents au Tennis Club de Saint-Brieuc est à nouveau en augmentation (environ trois cents) ce qui a permis de remplacer la surface des courts en terre battue par une surface dure agréable et facile à entretenir, avant une éventuelle réfection de la toiture qui résoudra les problèmes d'humidité.
Il faut toujours garder en tête que le tennis est un jeu. On joue pour se faire plaisir et non pour la performance.
Comment parviens-tu à concilier ta pratique personnelle du tennis et le métier de coach ? Quand j’étais jeune, mon rêve était de devenir pro. J’avais un bon niveau, j’ai participé à plusieurs tournois.
Et puis ce souhait ne s'est pas concrétisé. C’est souvent une affaire de circonstances. C’est un sport exigeant qui demande des sacrifices si on veut performer à haut niveau. Du temps et de l'argent aussi.
Mais le tennis est toujours resté dans ma tête. Je continue à m'entraîner et à faire de la compétition au niveau régional.
Et je me suis même mis au padel.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui souhaite devenir coach sportif ? C’est un métier exigeant. Les études sont longues et difficiles
Etre doué dans un sport et avoir de bonnes capacités physiques ne suffit pas. Il faut être patient et rigoureux.
Et acquérir des compétences dans le domaine de la santé, savoir s'adapter, faire face à une blessure, à un problème technique, à des conflits. Je dirais que le tennis occupe 80 % de notre métier, le reste c'est du relationnel.
Je suis fier et heureux de mon parcours.
J’ai une vie personnelle et professionnelle agréable. Je continue à pratiquer mon sport pour le plaisir en étant toujours performant à quarante ans.
Nadal/Federer ? Alcaraz/Sinner ? Gicquel ou… un autre tennisman breton ? Je resterai toujours fan de l’élégance et du calme de Roger. Sur, comme en dehors des courts. Même si la folie d’un André Agassi manque un peu.
Aujourd’hui, le tennis a évolué. Les joueurs comme le jeu se sont uniformisés. Dans le sport professionnel, il y a de moins en moins de place à l’attaque, à l’improvisation et au romantisme. Tout est calculé, millimétré. On le voit en athlétisme, en cyclisme aussi.
Alcaraz, Sinner sont les nouveaux Federer et Nadal. Avec moins de panache peut-être mais avec un niveau de jeu sans doute plus élevé. Il faut s'en réjouir et en profiter.
Du côté français, on peut nourrir quelques espoirs de victoires avec Arthur Fils et Moïse Kouamé même si le successeur de Yannick Noah n’est peut-être pas encore né.
Propos de Quentin LESNE reccueillis par MARTIN LE GALL, professeur documentaliste.
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