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Lycée Saint-Pierre, Saint-Brieuc, le 25/06/2026.
L’abstentionnisme juvénile, une dépolitisation de notre génération ?
À l’approche des élections européennes de 2024, seuls 30 % des jeunes de 18 à 25 ans pensaient aller déposer leur bulletin dans l’urne. Cette donnée pousse au questionnement.
Les jeunes ont-ils encore confiance en la politique ? Il faut d’abord s’intéresser aux raisons de cet abstentionnisme.
Dans les sondages, plusieurs réponses sortent du lot ; certains estiment ne pas suffisamment connaître les programmes et listes électorales, d’autres adoptent la mentalité : « à quoi bon voter si rien ne change ? »
Mais d’autres considèrent leur refus de voter comme une façon de manifester leur mécontentement politique.
Abstention ne signifie pas nécessairement dépolitisation
Les jeunes d’aujourd’hui montrent leur intérêt à la politique autrement.
L’engagement et le militantisme de la jeunesse passe aussi par des débats sur les réseaux sociaux, avec des causes qui parlent comme les crises géopolitiques, les problématiques sociales ou la cause environnementale, 43 % des jeunes sont bénévoles dans une association, 32 % ont déjà manifesté.
Redonner confiance à cette tranche de population des jeunes de 18-25 est maintenant une question centrale. 75 % d'entre eux estimerait être plus enclin à voter s’ils étaient mieux informés sur l’enjeu du scrutin.
D’abord, une meilleure représentation et considération de cette population parmi les décisionnaires de mesures nous concernant pourrait être une solution. Les jeunes peuvent se sentir abandonnés ou relégués au second plan lors de décisions la question du pass culture ou les programmes scolaires.
La politique doit passe aussi être rendue plus accessible et transparente Une meilleure approche à la politique est possible et elle doit passer par l'éducation à l'école, par exemple en incluant un enseignement des différentes notions politiques. Qu’est-ce que la droite ? Qu’est-ce la gauche ? La culture politique se fait aujourd'hui en grande majorité par la famille et de manière personnelle, rendant l’intérêt et l’accès à la politique pour des personnes défavorisées en ce domaine plus difficile. Par exemple, il est proposé à St-Pierre l'option Lettre-Histoire+,qui enseigne une première découverte de la politique et de son histoire. Même si celle-ci reste facultative, cette option montre qu'il est possible d'enseigner une culture politique générale de la manière la moins biaisée possible, tout en respectant la neutralité politique des professeurs.
Aglaé Salfray
Les jeunes ont-ils encore confiance en la politique ? Il faut d’abord s’intéresser aux raisons de cet abstentionnisme.
Dans les sondages, plusieurs réponses sortent du lot ; certains estiment ne pas suffisamment connaître les programmes et listes électorales, d’autres adoptent la mentalité : « à quoi bon voter si rien ne change ? »
Mais d’autres considèrent leur refus de voter comme une façon de manifester leur mécontentement politique.
Abstention ne signifie pas nécessairement dépolitisation
Les jeunes d’aujourd’hui montrent leur intérêt à la politique autrement.
L’engagement et le militantisme de la jeunesse passe aussi par des débats sur les réseaux sociaux, avec des causes qui parlent comme les crises géopolitiques, les problématiques sociales ou la cause environnementale, 43 % des jeunes sont bénévoles dans une association, 32 % ont déjà manifesté.
Redonner confiance à cette tranche de population des jeunes de 18-25 est maintenant une question centrale. 75 % d'entre eux estimerait être plus enclin à voter s’ils étaient mieux informés sur l’enjeu du scrutin.
D’abord, une meilleure représentation et considération de cette population parmi les décisionnaires de mesures nous concernant pourrait être une solution. Les jeunes peuvent se sentir abandonnés ou relégués au second plan lors de décisions la question du pass culture ou les programmes scolaires.
La politique doit passe aussi être rendue plus accessible et transparente Une meilleure approche à la politique est possible et elle doit passer par l'éducation à l'école, par exemple en incluant un enseignement des différentes notions politiques. Qu’est-ce que la droite ? Qu’est-ce la gauche ? La culture politique se fait aujourd'hui en grande majorité par la famille et de manière personnelle, rendant l’intérêt et l’accès à la politique pour des personnes défavorisées en ce domaine plus difficile. Par exemple, il est proposé à St-Pierre l'option Lettre-Histoire+,qui enseigne une première découverte de la politique et de son histoire. Même si celle-ci reste facultative, cette option montre qu'il est possible d'enseigner une culture politique générale de la manière la moins biaisée possible, tout en respectant la neutralité politique des professeurs.
Aglaé Salfray

