Lycée Saint-Martin, Rennes cedex 7, le 11/05/2026.

La bravoure des Justes honorée

Pour permettre à sa grand-tante d'être reconnue par Yad Vashem, Diane Seynave est à la recherche des enfants juifs sauvés par sa parente.
Allée des justes parmi les nations, mémorial de Yad Vashem, Jérusalem, 2018. (Crédit photo : Flickr CC0 1.0 Gary Todd)
Flickr CC0 1.0 Gary Todd
Allée des justes parmi les nations, mémorial de Yad Vashem, Jérusalem, 2018.
Depuis plus de deux ans Diane Seynave récolte des informations et constitue un dossier sur sa grand-tante, Anne-Marie de Courtivron. Cette femme accueillait des enfants dans sa demeure à Tazilly. De cette manière, la Croix rouge et l’assistante sociale redirigeaient les jeunes orphelins vers le pensionnat de « La Demoiselle ».
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a aussi participé au sauvetage des juifs, en mettant à l’abri des enfants. C’est pourquoi Diane Seynave cherche à la faire reconnaitre « Juste parmi les nations » par Yad Vashem, l'institut international pour la mémoire de la Shoah.
Reconnaître l'héroïsme Diane Seynave a pour objectif de mettre en avant l’héroïsme de sa grand-tante. Mais cette reconnaissance n’est pas si facile pour autant. Elle doit fournir au moins un témoignage d’un survivant ayant vécu chez Anne-Marie de Courtivron au-delà de l’âge de 5 ans. Non seulement il faut pouvoir retrouver ces personnes, et qu'elles acceptent de parler.
La reconnaissance des Justes Elle n’est pas la seule à entreprendre ces recherches : depuis 1963, date de création de Yad Vashem, 28 707 personnes ont été reconnue Justes dont 4 303 en France. L’organisme de Yad Vashem a été créé pour témoigner la reconnaissance du peuple juif à ces non-Juifs ayant risqué leur vie pour les sauver durant la période de la Shoah. Les personnes reconnues reçoivent une médaille et un diplôme d’honneur, et en parallèle leurs noms sont inscrits sur le Mont du souvenir à Jérusalem. Pour conclure, rappelons les propos de Julian Aleksandrowicz, un médecin juif polonais sauvé par Alesksander Rosland : « Sa finalité serait de montrer aux jeunes du monde entier (…) que le principal objectif de l'humanité est que les plus forts viennent en aide aux plus faibles (…) Nous savons que l'avenir du monde dépend de la sagesse de la coexistence et des valeurs que nous inculquerons aux jeunes générations (…). »
Lucie MAËS, 1J, Quartier Ste-Anne.
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